En typographie, on appelle exposant, ou lettre supérieure, toute notation typographique supérieure de moindre corps placée à droite d'un autre caractère (symétrique de l'indice).
En HTML, un texte en exposant est obtenu en le plaçant entre les balises <sup> et </sup>. Cependant, certains glyphes ont leur propre entité. Ainsi ¹, ² et ³ sont définies comme ¹² et ³ respectivement (ou ¹&178; et &179; respectivement). Pour les glyphes ⁰ ⁱ ⁴ ⁵ ⁶ ⁷ ⁸ ⁹ ⁺ ⁻ ⁼ ⁽ ⁾ ⁿ, il n'y a pas d'entités nommées. Les entités numériques sont dans la plage ⁰ à &8319; en décimal (soit ⁰ à ⁿ en héxadécimal).
En français, les lettres supérieures sont utilisés dans plusieurs abréviations :
les abréviations de titre comme « docteur » ‹ Dr ›, « madame » ‹ Mme ›, « comte » ‹ Cte ›, « cardinal » ‹ Cal ›, etc.
les abréviations d’adjectif numéral comme « premier » ‹ 1er ›, « premiers » ‹ 1ers ›, « deuxième » ‹ 2e › (parfois aussi ‹ 2ème › ou ‹ 2ième ›[4]), « deuxièmes » ‹ 2es ›, « second » ‹ 2d ›, « seconde » ‹ 2de ›, « seconds » ‹ 2ds ›, « secondes » ‹ 2des ›, etc.
D’autres langues utilisent aussi les lettres supérieures dans plusieurs abréviations, notamment :
en allemand, parfois dans la notation d’heure avec les minutes en exposant, comme par exemple ‹ 1430 ›, plus souvent noté avec le point séparant les heures des minutes, comme par exemple ‹ 14.30 ›[5] ou ‹ 14:30 › ;
en anglais, parfois dans les abréviations d’adjectif numéral ‹ 1st, 2nd, 3rd, 4th, ... ›, par exemple avec le formatage automatique dans Microsoft Word[6], cependant ceux-ci sont plus souvent écrits sans lettres supérieures ‹ 1st, 2nd, 3rd, 4th, ... › comme le recommande le Chicago manual of style, un guide de style américain de référence[7], ou comme présenté dans le Oxford guide to style[8] ;
en asturien, dans les abréviations d’adjectif numéral ‹ 1u, 1a, ... › ;
en breton, dans les abréviations d’adjectif numéral ‹ 1añ, 2l, 3de, 4re, 5vet, ... ›[9] ;
en catalan, dans les abréviations d’adjectif numéral, le plus souvent écrits sans lettres supérieures ‹ 1r, 1a, 2n, 2a, ... › ou ‹ 1r., 1a., 2n., 2a., ... ›, pouvant aussi être écrits ‹ 1.r, 1.a, 2.n, 2.a, ... ›[10] ;
en espagnol, dans les abréviations courantes comme le prénom Maria ‹ M.a ›, les titres señora ‹ Sr.a ›, directora ‹ Dir.a ›, profesora ‹ Prof.a ›, les noms communs número ‹ n.o › et son pluriel números ‹ n.os ›, ou compañía ‹ C.ía ›[11] ; pour les abréviations des adjectifs numeraux on n’utilise pas des lettres en exposant, mais les caractères spécifiques pour les indicateurs ordinaux : ‹ 1.º, 1.ª, 2.º, 2.ª, ... ›[12] ;
en espéranto, parfois dans les abréviations d’adjectif numéral ‹ 1a, 2a, ... › ou parfois dans les abréviations courantes comme « Messieurs » ‹ Sro ›, « Mesdames et Messieurs » ‹ Gesroj ›, etc. ;
en francoprovençal, dans les abréviations d’adjectif numéral ‹ 1ér, 1ére, 2nd, 2nda, 2émo, 3émo, ... › ;
en galicien, dans les abréviations courantes comme ‹ Da. ›[13] ; pour les abréviations des adjectifs numeraux on n’utilise pas des lettres en exposant, mais les caractères spécifiques pour les indicateurs ordinaux : ‹ 1º, 1ª, 2º, 2ª, ... › ;
en hongrois, parfois dans les abréviations d’adjectif numéral ‹ 1ő, 2ik, 3ik, ... ›, cependant l’orthographe officielle utilise plutôt le point abréviatif : ‹ 1., 2., etc. ›[14] ;
en italien, dans les abréviations d’adjectif numéral ‹ 1o, 1a, ... ›[15] et d’autres abréviations courantes ;
en monégasque, parfois dans les abréviation d’adjectif numéral ‹ 1mu, 2du, 3çu, 4tu, ... › ou ‹ Imu, IIdu, IIIçu, IVtu, ... ›.
en néerlandais, les suffixes utilisés dans les abréviations d’adjectif numéral sont parfois mis en exposant, ‹ 1e, 2de, 8ste, ... ›[16] ;
en occitan, dans les abréviations d’adjectif numéral ‹ 1èr, 1èra, 2nd, 2nda, 3en, 3ena, ... › ;
en portugais, dans les courantes comme professora ‹ Prof.a › ; pour les abréviations des adjectifs numeraux on n’utilise pas des lettres en exposant, mais les caractères spécifiques pour les indicateurs ordinaux : ‹ 1.º, 1.ª, 2.º, 2.ª, ... ›[17].
Certaines langues utilisent les lettres supérieures comme lettres distinctes de leurs alphabets, comme par exemple :
La signalisation routière, ou encore les cartes, utilisent plusieurs abréviations terminées avec des lettres en exposant — notamment en France et au Portugal.
On utilise aussi l'exposant, cette fois placé à gauche du symbole d'un élément chimique, pour en identifier les différents isotopes : le nombre en exposant représente alors le nombre de masse, c'est-à-dire le nombre de protons et neutrons qui composent le noyau atomique. Par exemple, le carbone 14 est noté 14C.
Pour plus de précision, on indique souvent le numéro atomique (le nombre de protons) de l'élément en indice juste en dessous de l'exposant, ce qui donne alors, toujours pour le carbone 14, .
En phonétique
Plusieurs transcriptions phonétiques utilisent les lettres supérieures comme symboles.
↑(ca) Jaume Capó Frau et Montserrat Veiga Fernández, Abreviacions, Barcelona, Generalitat de Catalunya, Departament de la Presidència, Secretaria de Política Lingüística, coll. « Criteris Lingüístics » (no 2), (1re éd. 1997), 78 p. (lire en ligne), p. 18