Concerto pour piano no 20 de Mozart
Le Concerto pour piano no 20 en ré mineur de Mozart, catalogué ultérieurement K. 466 dans le Catalogue Köchel, a été composé en 1785, quelques mois avant le Concerto pour piano en ut majeur K. 467 et créé au Mehlgrube (de) à Vienne le avec Mozart comme soliste. On notera qu'avec le concerto pour piano en ut mineur (K.491), c'est le seul autre concerto pour piano (parmi les 27 du compositeur) écrit dans un mode mineur, ce qui rend bien compte du caractère particulier de l'œuvre. HistoireCe concerto est composé à Vienne et achevé le . Il est créé dès le lendemain lors d'un concert de souscription. Mozart, âgé de 29 ans, vit depuis trois ans à Vienne avec sa femme Constance Weber, mais les commandes, notamment d'opéras, se font rares. Peut-être est-ce la raison qui pousse le compositeur à écrire ce concerto. Il est possible que Joseph Haydn ait assisté à la création de l'oeuvre[1]. Le père de Wolfgang, Leopold Mozart, venu tout spécialement de Salzbourg, écrit quelques jours plus tard à sa fille Nannerl pour l'informer du récent succès de ce nouveau concerto :
L’orchestre a donc déchiffré le mouvement final à vue, Mozart dirigeant du piano tout en improvisant, selon son habitude, les cadences. Il les notera par la suite sans qu’elles aient été conservées. La postérité a laissé place aux cadences écrites par Beethoven (WoO 58) pour cette œuvre qu'il admirait beaucoup et qui faisait partie de son répertoire. Les compositeurs Charles-Valentin Alkan, Johannes Brahms (WoO 14), Johann Nepomuk Hummel, Ferrucio Busoni et Clara Schumann ont également écrit des cadences pour ce concerto. Instrumentation
Structure et analyse de l'œuvreLe concerto comprend 3 mouvements et est écrit dans la tonalité ré mineur :
Durée : environ 30 minutes AllegroCe mouvement dramatique et fougueux est une forme sonate à double exposition. RomanceLe deuxième mouvement, Romance, est un rondo en 5 parties (A—B—A—C—A)[3] dont le thème est énoncé en si majeur. Le thème est énoncé à la tierce, ce qui n'est pas sans rappeler les duos amoureux des opéras du compositeur. La partie C, écrite en sol mineur (tonalité relative), par son ambiance plus grave, contraste fortement avec le reste de la romance. Allegro vivace assaiCe dernier mouvement est également un rondo dans le ton principal de la pièce. Le concerto s'achève, après la cadence et le retour d'une ambiance plus joyeuse introduite par une mélodie en fa majeur développée par les vents puis reprise par le piano, dans la brillante tonalité de ré majeur. CadencesDe nombreux compositeurs laissent leurs propres cadences pour ce concerto, comme Ludwig van Beethoven (WoO 58), Johannes Brahms (WoO 14), Clara Schumann, ou encore l'élève de Mozart Johann Nepomuk Hummel. AnecdotesD'après le pianiste et chef d'orchestre Daniel Barenboim, ce concerto serait l'œuvre favorite de Joseph Staline[4],[5]. Repères discographiques
Au cinéma
Voir aussiNotes et références(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Piano Concerto No. 20 (Mozart) » (voir la liste des auteurs).
Bibliographie
Liens externes
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