Kh-25
Les missiles Kh-25 et Kh-25M (en russe : « Х-25 »), nom de code OTAN : AS-10 « Karen », sont une famille de missiles air-sol légers soviétiques puis russes, équipés de divers types de guidage et d'une portée de 10 km[2]. La version antiradar Kh-25MP est désignée AS-12 « Kegler » par l'OTAN et a une portée de près de 40 km[3]. Conçu par la firme Zvezda-Strela, le Kh-25 est un dérivé de leur précédent missile, le Kh-23 (OTAN : AS-7 « Kerry »), et a été remplacé par la famille Kh-38. Il reste cependant largement utilisé. DéveloppementConçu à partir d'un missile air-air, le Kh-66 télécommandé fut le tout premier missile air-sol de l'Union soviétique, entré en service en 1968[7]. Il se révéla cependant compliqué à utiliser, l'avion tireur devant maintenir un plongé vers sa cible pour pouvoir le guider. Le Kh-23 est une version avec radio-guidage qui fut testée pour la première fois en 1968. Mais, des problèmes avec son système de guidage firent qu'il n'entra pas en service avant cinq ans supplémentaires[1]. En conséquence, décision fut prise de lancer le développement d'une version à guidage par laser semi-actif du missile, qui deviendrait le Kh-25[7]. Il fut d'abord connu à l'Ouest sous la désignation de Kh-23L[8]. Les tests de l'état commencèrent le et le Kh-25 entra en production en 1975[7]. En 1972, des travaux furent initiés pour la mise au point d'une version antiradar du Kh-66[6], équipée d'un autodirecteur radar passif et d'un pilote automatique SUR-73[7]. Ce projet mènera d'ailleurs également à la création du missile antiradar à longue portée Kh-31[7]. Le Kh27 commença les tests de l'état sur un MiG-27 le [7], mais n'entra pas en service avant le [7]. On lui attribua la désignation OTAN d'« AS-12 Kegler », et il remplaça en-fait le missile Kh-28, bien plus lourd[6]. En 1973, Victor Bugaiskii fut nommé ingénieur-en-chef du bureau d'études et démarra des travaux visant à combiner les Kh-23M, Kh-25 et Kh-27 en un système unique modulaire, afin de réduire les coûts et augmenter la disponibilité tactique[7]. Ce fut chose faite en 1978, avec l'apparition des Kh-25MP (antiradar), Kh-ML (guidage laser) et Kh-25MR (radio-guidé). l'OTAN continua malgré- tout à désigner ces systèmes respectivement AS-12 et AS-10, même si dès lors ils étaient interchangeables par le biais d'un simple changement d'autodirecteur. CaractéristiquesLe Kh-25 est très similaire à la dernière version du Kh-23, avec des empennages et des gouvernes disposées en cruciforme. Le Kh-25MP peut être équipé de deux versions différentes de son autodirecteur, les 1VP et 2VP, sensibles à deux fréquences différentes[3]. Histoire opérationnelleLe Kh-25 original entra en service dans la force aérienne soviétique entre 1973 et 1975, équipant les MiG-23, MiG-27 et Su-17M[5]. Il a depuis été certifié sur les MiG-21, MiG-29, les Su-17, Su-20, Su-22, Su-24, Su-25 et Su-27[5]. Il peut également être emporté par des hélicoptères d'attaque comme le Kamov Ka-50. Le Kh-25MP peut être monté sur les MiG-23, MiG-27, Su-17, Su-22, Su-24 et le Su-25[6]. VersionsL'OTAN se réfère à toute la famille du Kh-25 sous le nom d'AS-10 « Karen », à l'exception des versions antiradars. Le suffixe « M » est issu de « Modulnaya », qui veut dire « modulaire » en russe. Cette caractéristique concerne l'autodirecteur du missile.
Dans la série des AS-12 « Kegler »:
Les versions d'entraînement possèdent un suffixe contenant un « U »:
Utilisateurs
Notes et références
Voir aussiArticles connexes
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