Rue Escoussières-Montgaillard
La rue Escoussières-Montgaillard (en occitan : carrièra Escorsièra Montgalhard) est une voie publique de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France. Elle se situe au cœur du quartier Saint-Étienne, dans le secteur 1 - Centre. Situation et accèsDescriptionLa rue Escoussières-Montgaillard est une voie publique située dans le centre-ville de Toulouse longue de 222 mètres. Elle naît perpendiculairement à la rue Théodore-Ozenne. Elle reçoit la rue Espinasse, puis la rue Vélane, à sa gauche. Elle se termine en débouchant sur la place Montoulieu. Voies rencontréesLa rue Escoussières-Montgaillard rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) : OdonymieLa rue Escoussières-Montgaillard rappelle le tracé ancien des « escoussières » (escorsièra en occitan), c'est-à-dire les chemins qui longeaient, du côté de la ville, le rempart de Toulouse, et servaient de chemin de ronde. La mention de Montgaillard permet de la distinguer d'une autre rue qui porte le nom d'Escoussières, la rue Escoussières-Arnaud-Bernard. En effet, elle naît à proximité de l'ancienne porte Montgaillard[1]. En 1794, pendant la Révolution, on lui donna le nom de rue des Découvertes. En 1806, lorsque les noms de rue furent officiellement attribués, la rue porta le nom de rue Escoussières-Montoulieu, car elle débouchait à la place Montoulieu, face à la porte du même nom. Ce n'est qu'en 1850 qu'elle prit le nom actuel[2]. HistoireAu Moyen Âge, l'actuelle rue Escoussières-Montgaillard appartient à deux capitoulats : de la porte Montgaillard à la rue Vélane, elle dépend du capitoulat de la Pierre, et de la rue Vélane à la place Montoulieu, de celui de Saint-Étienne[1]. Ce n'est qu'un simple chemin, le « chemin des escoussières » (cami de las escorsièras en occitan), qui longe le rempart à l'intérieur de la ville. Le cadastre de 1458 mentionne les Escoussières-Montoulieu, les Escoussières-Montgaillard, les Escoussières-Saint-Aubin, les Escoussières-Matabiau, les Escoussières-Arnaud-Bernard et les Escoussières-Saint-Pierre[3]. Du côté sud, au pied des remparts, on ne trouve donc que des espaces laissés libres ou des jardins. La plupart des immeubles, du côté nord, ont façade sur les rues parallèles, la rue de la Trilhe et la rue Montoulieu-Vélane[2]. Quelques simples et fortes bâtisses du XVIe siècle et du XVIIe siècle témoignent de cette période (actuels no 1, 19 et 31). La plupart des maisons sont cependant reconstruites au cours du XVIIIe siècle (actuels no 1 à 15, 23 à 29 et 33 à 35). Dans la première moitié du XIXe siècle, le rempart est démoli. Tandis que la rue du Jardin-Royal (actuelle rue Jules-de-Rességuier) est tracée parallèlement à la rue Escoussières-Montgaillard, de nouveaux immeubles, qui ont leur façade principale sur la rue du Jardin-Royal, sont élevés du côté sud[4]. Patrimoine
Notes et références
Voir aussiBibliographie
Articles connexesLiens externes
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