Rémy Rebeyrotte
Rémy Rebeyrotte, né le à Autun (Saône-et-Loire), est un homme politique français. Adhérent du PS en 1989 jusqu'à 2001 puis réintégré aux rangs du PS en 2004. jusqu'à 2012 , il occupe plusieurs mandats locaux en Saône-et-Loire : il est conseiller général de 1994 à 2015, maire d'Autun de 2001 à 2017, et président de la communauté de communes de l'Autunois puis de la communauté de communes du Grand Autunois Morvan de 2008 à 2017. Après avoir rejoint La République en marche, il est élu député dans la troisième circonscription de Saône-et-Loire lors des élections législatives de 2017 et réélu lors des élections législatives de 2022. À la suite de sa défaite aux élections législatives de 2024, Rémy Rebeyrotte a encore un mandat à honorer, celui de conseiller régional de la Région Bourgogne-Franche-Comté[2]. Études et parcours professionnelRémy Rebeyrotte, père de deux enfants, est professeur d'économie en lycée général jusqu'en 2015, après des études à Institut d'études politiques de Paris et l'obtention d'une maîtrise d’économie politique à l'université Panthéon-Sorbonne[3]. Il est président de la Fédération européenne des sites clunisiens depuis 2017, succédant à Armand Genoux. Carrière politiqueÉlu local à AutunIl commence son activité politique en 1989 comme attaché parlementaire d'André Billardon. Il quitte ce poste en 1992 et devient deux ans plus tard conseiller général de Saône-et-Loire pour le canton d'Autun-Sud, une fonction qu'il conserve jusqu'à la suppression du canton lors des élections de 2015[3]. En 2001, il présente une liste aux municipales à Autun contre le candidat officiel du PS, Didier Martinet, et remporte l'élection. Il est ensuite réintégré aux rangs du PS en 2004 sous l'étiquette du Parti socialiste[4]. Il est réélu en 2008 puis 2014[5]. Élu président de la communauté de communes de l'Autunois en 2008, cette dernière devient la communauté de communes du Grand Autunois Morvan en 2013. Il doit céder sa présidence à Marie-Claude Barnay en 2017 en raison de cumul des mandats. En 2012, il est exclu du Parti socialiste[6],[7] et se présente aux élections législatives en dissidence de Philippe Baumel sous l'étiquette divers gauche mais n'est pas élu, avec 7,38 % des voix au premier tour[4]. Député de Saône-et-LoireEn 2017, il se porte de nouveau candidat aux élections législatives avec l'investiture de La République en marche, dans la troisième circonscription de Saône-et-Loire. Il est élu député[8]. Dans le cadre de sa campagne, selon Le Lanceur, Rémy Rebeyrotte aurait attribué à son neveu Laurent Rebeyrotte, dirigeant de la société LR Communicability un contrat pour assurer des prestations de communication. Contacté par le journal, Rémy Rebeyrotte nie tout favoritisme dans le choix du prestataire[9]. Par la suite, il devient membre de la commission des Lois à l'Assemblée nationale. En , après l'élection de Richard Ferrand à la présidence de l'Assemblée nationale, il se porte candidat pour lui succéder à la présidence du groupe LREM[10]. Il est éliminé au premier tour de scrutin, arrivant dernier des 7 candidats, avec 8 voix[11]. En , il est élu par les députés pour entrer au Bureau de l'Assemblée nationale. En , il prend ses fonctions de secrétaire du Bureau de l'Assemblée nationale[réf. nécessaire]. FrancophonieLors de l'examen de la proposition de loi visant à promouvoir la « France des accents » le à l’Assemblée, il fait l’éloge d’Aya Nakamura en commission des lois en affirmant que les néologismes de la chanteuse « réinventent la langue française »[12]. Cette prise de position a notamment fait réagir les réseaux sociaux car la chanteuse est régulièrement critiquée sur les paroles de ses chansons composées d'expressions inspirées de l’argot de son pays d’origine, le Mali[13]. Face à la polémique, il poste un message sur son compte Facebook valorisant le classement international des ventes de la chanteuse en concluant que « cela m'a rappelé ce que me disaient mes parents, de l'accueil réservé au départ par un certain public des textes de Georges Brassens ou de Pierre Perret... Quelle horreur! Mais quel vocabulaire! »[14]. Affaire du salut naziLe , Rémy Rebeyrotte est accusé par Marine Le Pen d'avoir imité un salut nazi publiquement le au cours d'une session parlementaire au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Il est par la suite convoqué par la présidente de l'Assemblée nationale[15]. Face à la polémique, il publie un message sur Facebook dans lequel il dit « s’excuser » si le geste qu’il a commis « a pu heurter des consciences »[5]. Le , Yaël Braun-Pivet inflige un rappel à l'ordre, qui constitue le premier niveau de sanction prévu par le règlement de l'Assemblée nationale tandis qu'Aurore Bergé lui a demandé « des excuses publiques inconditionnelles »[16]. Pour sa part, il estime que sa sanction est « équilibrée ». Bibliographie
Notes et références
Voir aussiArticles connexes
Liens externes
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