Okoth OgendoHastings Wilfred Opinya Okoth-Ogendo
Hastings Wilfred Opinya Okoth-Ogendo, mieux connu sous la simple dénomination d’Prof. H.W.O Okoth-Ogendo, né le dans le village de Gem-Rae (district de Nyando, Kenya) et mort le à Addis-Abeba (Éthiopie), est un avocat et un juriste kényan d'origine luo. Il a joué un rôle important dans l'élaboration de la nouvelle Constitution de son pays promulguée le . BiographieIl naît le dans le village de Gem-Rae près de Nyakach (district de Nyando) au sud de Kisumu. Il épouse Ruth Tako avec qui il a cinq enfants. Le , il décède au service des soins intensifs d'un hôpital d'Addis-Abeba, en Éthiopie, à la suite d'un problème pulmonaire[1] alors qu'il assistait à une conférence sur le droit international organisée par la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique. ÉtudesAprès sa scolarité fondamentale et des études secondaires effectuées à l'Alliance Hight School de Maseno, il entreprend des études universitaires réussies en 1970 à l'University of East Africa (campus de Dar es Salaam)[2] avant d'obtenir, en 1972, une licence en droit à l'université d'Oxford puis de partir étudier (de 1973 à 1978) à l'université Yale où il obtient son doctorat en droit. CarrièreEn 1970, il obtient un poste de chercheur et de conférencier auxiliaire en droit public à l'université de Nairobi alors qu'il voulait poursuivre ses études à l'université d'Oxford. En 1978, de retour de l'université Yale, sa fonction de conférencier auxiliaire devient permanente jusqu'en 1984 lorsqu'il devient professeur agréé en droit. De 1986 à 2000, il est sollicité, en tant que conférencier ou professeur associé par des universités prestigieuses comme l'université de Boston ou l'université de New York. En 1988, il acquiert la chaire de professeur en droit public à l'université de Nairobi. À partir de cette date, Okoth-Ogendo sera souvent consulté par nombre d'organisations internationales telles que la Banque mondiale, l'Union africaine, le Département britannique pour le développement international (DFID) ou d'États : le Kenya, l'Ouganda, la Tanzanie, l'Afrique du Sud et même le Guyana, pour son savoir, son discernement et son équité. La nouvelle Constitution kényaneSa dernière mission d'importance est la rédaction, en 2007, du projet de nouvelle Constitution[3] qui aurait dû entrer en vigueur au plus tard à la fin du 1er semestre 2008. Les émeutes consécutives aux élections de décembre 2007 ont mené à des pourparlers, sous la médiation de l'ancien Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, sur le partage du pouvoir[4]. Ces pourparlers conclurent, entre autres, à la tenue de la « conférence de Bomas III »[5] à Nairobi. L'un des sujets abordés sera l'amendement du projet rédigé par Okoth-Ogendo. La conférence dure trois mois avant que les représentants du Président Mwai Kibaki ne quittent la table des négociations[6],[7]. En définitive, c'est le Committee of Experts on Constitutional Review (CoE) présidé par Nzamba Kitonga qui finalisera le projet de réforme de la Constitution, accepté le , par une majorité de 72,1 % de kényans ayant participé au référendum populaire (70 % de votes favorables contre 30 % de défavorables). Cette constitution moderne[8] est promulguée, en grande pompe, par le président Mwai Kibaki en date du et sera par étapes, entièrement opérationnelle d'ici les prochaines élections présidentielles de décembre 2011. Récompenses
Ouvrages didactiques
Notes et références
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