Fils d’un artisan vannier, Emmanuel Sougez est l’aîné d’une famille de trois enfants. Sa mère est Landaise. À quinze ans, il entre à l’École des beaux-arts de Bordeaux, qu’il quitte peu après pour se consacrer à la photographie, préférant devenir « un bon photographe plutôt qu’un peintre médiocre »[1].
Après avoir étudié en Allemagne, en Autriche et en Suisse, Sougez est l’introducteur en France d’un nouveau mouvement qui rejette la photographie sentimentale et picturale du passé en faveur d’une esthétique plus austère, plus « pure » et plus réaliste. En Allemagne, ce mouvement s’appelle Neue Sachlichkeit (Nouvelle objectivité).
Il fonde le service photographique du journal L’Illustration en 1926. Il est membre du jury du Salon de Paris et vice-président de la Société des artistes photographes. Il adhère au Groupe des XV en 1946[2]. Il est également membre du groupe 30×40.
Emmanuel Sougez était considéré par Dora Maar comme son mentor[3].