Joseph-Roger de Benoist
Joseph-Roger de Benoist, né le à Meudon (Seine-et-Oise) et mort le à Bry-sur-Marne dans le Val-de-Marne[1],[2] est un prêtre catholique, missionnaire, journaliste et historien français. Il est spécialiste de l’ancienne AOF (Afrique-Occidentale française) et de l’histoire de l’Église catholique en Afrique subsaharienne, tout particulièrement au Sénégal où il vécut plusieurs décennies. Le père Joseph-Roger de Benoist appartient à la congrégation des Pères blancs. BiographieFamilleJoseph-Roger de Benoist appartient à la famille de Benoist, une famille contemporaine de la noblesse belge de tradition militaire. Il est le fils de Robert de Benoist (1890-1967)[3],[4], capitaine de cavalerie, officier de la Légion d'honneur et d'Édith de Beaudrap (1893-1977). Joseph-Roger de Benoist est le petit-fils de Jules de Benoist (1842-1904), général de division et officier de la Légion d'honneur. Il est le frère cadet de Jean de Benoist (1917-1999), lieutenant-colonel d'aviation (Promotion 1939 (Lieutenant Pinczon du Sel) de l'École de l'air) et de Guy de Benoist (1920-2002), officier de cavalerie, général, commandeur de la Légion d'honneur. Blason de famille
VieIl fit ses études secondaires au collège Stanislas[5], c'est à sa confirmation en 1934 qu'il commence à penser à devenir prêtre, pendant sa jeunesse il fait partie des mouvements scouts catholiques. Le 3 septembre 1939 (à la déclaration de guerre), il déménage d'abord à Rennes puis à Châteauroux. Joseph-Roger de Benoist passe ensuite un an dans l'abbaye bénédictine d’En-Calcat en recherche vocationnelle, c’est là qu’il sent l’appel vers les Missionnaires d’Afrique qu’il rejoint à Thibar en pour finir la philosophie entamée à l'abbaye. En 1942, il arrive à Maison-Carrée pour son noviciat. En 1943, à l'âge de vingt ans, il est mobilisé au 3e régiment de spahis marocains avec lequel il participe à la campagne d'Italie dont notamment la célèbre bataille de Monte Cassino et la libération de Rome, puis la remontée vers l’est de la France. Joseph-Roger de Benoist est démobilisé le avec la croix de guerre 1939-1945, il rejoint ensuite Maison-Carrée pour terminer son noviciat. Il poursuit sa formation théologique à Thibar, où il prononce son serment missionnaire, puis à la basilique Saint-Louis de Carthage où il reçoit l’ordination sacerdotale le . En 1950, il fait des études de journalisme à l'École supérieure de journalisme de Lille puis, en 1951, il fait des études de sciences sociales au Centre des Hautes Études sur l’Afrique à Paris[5]. Le , il est affecté par sa congrégation à l'hebdomadaire catholique Afrique nouvelle (dont le siège était situé au 11 rue Roger-Verlomme à Paris) qui installe dans la région une formule indépendante et participative inédite et « dérangeante » ; à la fin de 1954, il reste seul temporairement à la tête de l'hebdomadaire, provisoire qui dura jusqu'en 1959. Il passe la main aux laïcs, mais reste probablement influent tout en retournant à des activités missionnaires et culturelles (fondation de la Librairie Djoliba, longtemps la seule digne de ce nom à Dakar). Après son départ du journal, il est nommé au Mali, d'abord à la paroisse de Kolongotomo puis à Bamako où il anime l’activité culturelle de l’archidiocèse ainsi que le mouvement de la Jeunesse agricole chrétienne. En 1963, Joseph-Roger de Benoist est nommé à Paris comme correspondant à la revue Vivante Afrique publiée à Namur. En 1967, il publie une revue d’information missionnaire commune aux Instituts Missionnaires de France, sous le titre de Peuples du Monde (dont le siège était situé rue Friant à Paris). En 1968, il est nommé par le cardinal Gantin à Cotonou au Bénin où il s'occupe de la pastorale familiale, des équipes enseignantes et des guides. Mais en 1972, son engagement dans l’éducation sexuelle de la jeunesse est mal perçue par certains, et il doit quitter le pays. Il traverse la frontière et prend résidence à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. À la demande du cardinal Zoungrana, il entreprend la rédaction d’une biographie du Pr Goarnisson, le livre paraît en 1975 sous le titre Docteur Lumière. Il entre en 1973 comme chercheur à l'Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) de Dakar. En 1986, il obtient le doctorat d'État d'histoire africaine avec une thèse sur l'histoire de l'Afrique-Occidentale française de 1944 à 1960, puis une thèse d'État sur les rapports entre l'Église et l'État colonial au Sénégal. En 1993, il prend sa retraite comme directeur de recherches. Le , il est élu correspondant de la seconde section de l'Académie des sciences d'outre-mer[6]. En 2006, à l’âge de quatre-vingt-trois ans, il prend sa retraite dans la communauté de Bry-sur-Marne. Il meurt le à l’hôpital Saint-Camille à Bry-sur-Marne. Ses obsèques ont eu lieu le en l’église paroissiale de Bry-sur-Marne[5]. Joseph-Roger de Benoist est considéré par l'africaniste Bernard Lugan comme « un des plus "pointus" parmi les historiens du Sénégal »[7]. Ouvrages
Décorations[5]Décorations françaisesDécorations étrangères
Notes et références
Voir aussiArticles connexesLiens externes
|