Jean-Pierre Mercier
Jean-Pierre Mercier, né le à Orsay, est un syndicaliste et militant politique français d'extrême gauche. Il est l'un des deux porte-parole de Lutte ouvrière depuis 2012 et a été délégué syndical central CGT à PSA de 2014 à 2022. BiographieOrigines familiales et enfanceSon grand-père est paysan en Corrèze et son père est technicien au Commissariat à l'énergie atomique[1]. Ce dernier, né en 1917, participe aux grèves de mai 1936. Il est syndiqué à la CGT ainsi qu'adhérent au Parti communiste français jusqu'en 1977, année où il rejoint le Parti socialiste à la suite de la rupture du Programme commun[1],[2],[3]. Sa sœur aînée, qui a été membre du Parti socialiste unifié, l'initie à la politique quand il a dix ans[1]. Engagement syndical et politiqueJean-Pierre Mercier commence à travailler en enchaînant pendant une dizaine d'années diverses missions d'intérim dans différents groupes. Il rentre, toujours en tant qu'intérimaire, au sein de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois en 1996, où il est ensuite embauché[1]. Une fois employé de façon stable au sein de PSA, il décide de se syndiquer à la CGT. Adhérent à Lutte ouvrière (LO) depuis ses dix-neuf ans, il considère l'activité syndicale dans un grand groupe industriel comme essentielle en raison de ses convictions politiques[1]. En 2008, il est élu aux élections municipales à Bagnolet sur la liste apparentée communiste « Ensemble pour Bagnolet »[4],[5]. Devenu délégué syndical de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, il fait rendre public en un document interne de PSA faisant état du fait que la direction programmerait la fermeture du site pour 2014[6],[2]. Cette révélation, assortie de la confirmation par la direction de son authenticité, déclenche un mouvement social et une grève au sein de l'usine, dont il est l'un des principaux animateurs[3], le journal Le Monde le considérant alors comme le « stratège » de cette contestation[3]. À l'issue du conflit et après la fermeture de l'usine, Jean-Pierre Mercier est transféré à l'usine PSA de Poissy[7]. Françoise Davisse suit cette contestation pour en faire un film documentaire intitulé Comme des lions[8]. En 2021, un conflit oppose le syndicat CGT de l'usine PSA de Poissy à la fédération CGT de la métallurgie (FTM-CGT). Ce conflit mène à la création, par la FTM-CGT, d'un autre syndicat CGT au sein de l'usine et de l'exclusion de la CGT du « syndicat historique », auquel Jean-Pierre Mercier appartient, en [8]. Mercier reçoit dans cette bataille de nombreux soutiens au sein de la CGT et un texte signé par 222 élus CGT du groupe Stellantis demande à ce qu'il reste délégué central[8]. Malgré ces manifestations de soutien, la fédération lui retire définitivement la fonction de délégué central en [8]. S'ensuit une bataille juridique pour faire annuler les exclusions décidées par la FTM-CGT. Celle-ci prend fin le par un jugement du tribunal judiciaire de Bobigny qui valide les exclusions[9]. Jean-Pierre Mercier déclare à cette occasion que lui et d'autres militants exclus ont décidé de rejoindre l'Union syndicale Solidaires[9], à travers l'Union fédérale SUD Industrie. Porte-parole de Lutte ouvrièreEn 2012, il devient d'abord le porte-parole de Nathalie Arthaud à l'occasion de la campagne présidentielle de 2012[10], puis porte-parole national de Lutte ouvrière. Résultats électorauxÉlections législatives
Élections européennesLes résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
Élections municipalesLes résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
Notes et références
Voir aussiLiens externes
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