Des soldats des forces armées du Burkina Faso sont déployés au sein de la MINUSMA. Le Burkina Faso est le plus gros contributeur à la mission[1]. Les soldats appartiennent souvent aux meilleurs éléments de l'armée burkinabè[2].
Bataillon Badenya
Le bataillon Badenya (fraternité en bamana) est déployé à Tombouctou et à Ber. Il est parfois nommé BFA BAT 1[3]. Initialement déployé à Diabaly dans le cadre de la MISMA, il rejoint ensuite Gao et Tombouctou après la création de la MINUMA[4]. Jusqu'en 2017, la protection de l'aéroport de Tombouctou est une des missions par l'unité, avant qu'elle ne soit remplacée par une compagnie d'infanterie ivoirienne bien que les soldats burkinabè soient toujours chargés de la défense de l'entrée du « super camp » de la MINUSMA près de l'aéroport[5]. Ils seront en première ligne lors de l'attaque de Tombouctou en avril 2018[6]. Les soldats de Badenya sont également chargés de la défense du mécanisme opérationnel de coordination. Le détachement déployé à Ber repousse une attaque en octobre 2018[7]. Le bataillon est visé lors de l'embuscade de Takoumbaout en juillet 2015[8] lorsque les soldats reviennent à leur base. Le bataillon est enfin chargé de l'escorte de nombreux convois dans la région et maintient prête une quick reaction force(en)[5].
Pour permettre à l'armée burkinabè de mieux faire face aux attaques sur son propre sol, le bataillon Badenya 7 ne sera pas remplacé et une partie de son matériel sera probablement cédée au bataillon Gondaal[5].
Bataillon Gondaal
Le bataillon Gondaal (bonne entente en fulfulde[18]) est déployé à Diabaly depuis 2015, avec des détachements à Léré et à Goundam. Il est parfois désigné BFA BAT 2[3]. En septembre 2017, le camp de Léré est rétrocédé aux forces maliennes du G5 Sahel[19].
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140 gendarmes sont déployés à Gao en juin 2016 sous le commandement de Kanou Coulibaly au sein du 31e escadron de maintien de la paix[24]. Ils sont relevés par 140 nouveaux gendarmes en juillet 2017[25]. Un officier de police burkinabé se suicide le 3 mars dans son bureau à Gao[26].
Équipement
Les pelotons du bataillon Badenya sont équipés de fusils Zastava M70 et mitrailleuses Zastava M84 serbes, ainsi que de lance-roquettes RPG-7. L'armement plus lourd est constitué de mitrailleuses lourdes DShK et ZPU-2 et de mortiers de 81 et 120 mm dans la compagnie d'appui. Le bataillon est motorisé sur pick-ups Toyota Land Cruiser, camions Ural-4320 et 30 blindés ACMAT Bastion. L'équipement s'use rapidement à cause des nombreux déplacements des Burkinabè[5].
Références
↑« Le Burkina Faso veut retirer ses casques bleus du Darfour », Le Monde, (lire en ligne)
↑ a et b« La MINUSMA rend hommage à ses combattants de la paix, dont le Casque bleu burkinabè tombé lors de l’attaque de Tombouctou », MinusmaHebdo, no 112, , p. 7 (lire en ligne)
↑« Bataillon Badenya 2 : la nation reconnaissante envers 850 soldats », Le Pays, no 5793, , p. 4 (lire en ligne)
↑ a et bWanlé Gerard Coulibaly et Marina Théodorine Bayala, « Paix au Mali: le déploiement du bataillon Badenya 3 a commencé », Sidwaya, (lire en ligne)
↑ a et bLassané Osée, « Maintien de la paix : le bataillon Badenya 4 prêt pour le Mali », Sidwaya, (lire en ligne)
(es) Erwan de Cherisey, « El batallón de infantería “Badenya” de Burkina Faso en Mali - Noticias Defensa En abierto », Revista Defensa, nos 495-496, (lire en ligne)