Bélier (contre-torpilleur)
Le Bélier est un contre-torpilleur d’escadre de classe Arquebuse, construit pour la marine française dans la première décennie du XXe siècle. Achevé en 1904, le navire est affecté à l’escadre du Nord. ConceptionLa classe Arquebuse a été conçue comme une version plus rapide de la classe Durandal. Les navires avaient une longueur de 56,58 mètres[1], une largeur de 6,3 mètres et un tirant d'eau de 3,2 mètres[2]. Ils avaient un déplacement de 307 tonnes à charge normale et 357 tonnes à pleine charge. Les deux moteurs à vapeur verticaux à triple expansion entraînaient chacun un arbre d'hélice à l’aide de la vapeur fournie par deux chaudières du Temple-Guyot ou Normand. Les moteurs ont été conçus pour produire 6300 chevaux[1] (4700 kW) pour une vitesse nominale de 28 nœuds (52 km/h)[3]. Tous les navires ont dépassé leur vitesse contractuelle lors de leurs essais en mer[1], le Bélier atteignant une vitesse de 30 nœuds (56 km/h ; 35 mph). Ils transportaient suffisamment de charbon pour une autonomie de 2300 milles marins (4300 km) à 10 nœuds (19 km/h)[2]. Leur équipage se composait de quatre officiers et de cinquante-huit hommes du rang[1]. L’armement des navires de classe Arquebuse consistait en un seul canon de 65 millimètres à l’avant et six canons Hotchkiss de 47 millimètres en affûts simples, trois sur chaque bord. Ils étaient équipés de deux affûts rotatifs simples pour des tubes lance-torpilles de 381 millimètres dans l’axe du navire, l’un entre les cheminées et l’autre à l’arrière[1]. CarrièreLe Bélier est commandé aux Ateliers et chantiers de la Loire le 22 mai 1901 et le navire est mis en chantier en septembre à Nantes. Il a été lancé le 29 mai 1903 et a effectué ses essais en mer de janvier à mars 1904. Le navire a été mis en service (armement définitif) le mois suivant son achèvement et a été affecté à l’escadre du Nord[4]. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en août 1914, le Bélier est affecté à la 3e escadrille de torpilleurs de la 2e escadre légère[5] basée à Cherbourg[4]. Notes et références
Bibliographie
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