Pierre-François GuestierPierre-François Guestier Portrait de Guestier, par Pierre-Édouard Dagoty.
Pierre-François Guestier (, Bordeaux - , Bordeaux), surnommé « le duc de Floirac », est un négociant en vin et homme politique français. BiographieD'une famille d'origine saintongeaise et protestante[1], il était le fils de Daniel I Guestier (1755-1847), négociant, et de Marie-Elisabeth Lys. Son père, capitaine de navires puis armateur, et riche négociant en vins (fondateur de Barton & Guestier), fut un des initiateurs de la navigation à vapeur sur la Garonne, un des fondateurs de la Banque de Bordeaux, future succursale de la Banque de France, président du tribunal de commerce puis de la chambre de commerce de Bordeaux, chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la croix du Lys en 1814 et titré baron en 1816 par Louis XVIII pour les services qu'il avait rendus au parti royaliste. Pierre-François acheva son éducation en Angleterre, entra dans la maison de commerce de son père, puis s'occupa activement de ses propriétés du Médoc (acquisition du Château Beychevelle[2]…), notamment après la mort de son père en 1847. Ce dernier lègua alors à ses enfants une fortune de trois millions de francs, complétée par 3,8 millions de biens immobiliers et viticoles[3]. C'est au Château Beychevelle que la famille installe une écurie. Pierre-François cultive en effet l'anglophilie familiale en adhérant à cette mode venue d'outre-Manche ainsi qu'en nouant des liens d'amitié avec Washington Irving, comme en témoigne leur correspondance. Il se présenta sans succès à la députation, le , dans le 1er arrondissement électoral de la Gironde (Bordeaux). Rallié à la Monarchie de Juillet, il devint, en 1831, adjoint au maire de Bordeaux, conseiller général, et, pendant un voyage qu'il fit en Irlande, fut élu député, le . Réélu, le et le , il fut nommé pair de France le . Guestier avait fidèlement soutenu à la Chambre la politique ministérielle ; il la défendit encore à la Chambre haute jusqu'à la Révolution de février 1848. Il rentra alors dans la vie privée, et mourut à 81 ans d'une mort suspecte, Jean Giraud dans la Tribune de Bordeaux évoque « l'hypothèse d'un empoisonnement » soutenue par le médecin légiste. Il est inhumé au cimetière protestant de Bordeaux. Il épousa Anna Eliza Johnston, tante de Nathaniel Johnston IV. Leur fils Daniel II (1820-1900), prendra la tête de la maison de négoce (Barton & Guestier) et deviendra juge au Tribunal de Commerce de Bordeaux (vers 1850) et membre de la Chambre de Commerce en 1872. Le fils de ce dernier également prénommé Daniel III (1851-1926) sera président de la Chambre de Commerce de 1911 à 1914. Le « duc de Floirac »
Notes et références
Voir aussiBibliographie
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