Rue Adélaïde-Perrin
La rue Adélaïde-Perrin est une voie du quartier d'Ainay dans le 2e arrondissement de Lyon, en France. SituationCette rue pavée d'orientation nord-sud et en sens unique débute rue Jarente, croise la rue des Remparts-d'Ainay et aboutit rue Bourgelat. AccessibilitéLa rue est desservie par le réseau de transports en commun de Lyon et notamment la station Ampère - Victor Hugo de la ligne A du métro de Lyon et par le réseau de bus à l'arrêt Ainay de la ligne . OdonymieLa rue porte le nom de la fondatrice d'un hospice pour jeunes filles à Lyon, Adélaïde Perrin (1789-1838), par délibération du conseil municipal du [1].
HistoireLa rue est ouverte dès 1792[2]-1793[3] sur un ancien cimetière situé aux actuels numéros 9, 11 et 13[2] ou jusqu'au numéro 6, rue Jarente[4] et porte alors le nom de rue du Puits-d'Ainay, relatif à un puits transformé plus tard en pompe apposée sur le mur de l'hospice[4]. Selon Adolphe Vachet, la rue aurait porté le nom de « boulevard du Puits-d'Ainay » et ouverte vers 1793 sur le cimetière situé au chevet de l'église[5]. Cet établissement fondé par Adélaïde Perrin en 1819[6] pour les Jeunes filles incurables[2] est d'abord installé rue Saint-Georges, puis rue Vaubecour et enfin rue de l'Abbaye-d'Ainay. Ce nom de puits d'Ainay ne doit pas être confondu avec le Puy d'Ainay, qui désigne les arcades voûtées visibles sur la colline de Fourvière à la même hauteur que le quartier d'Ainay, murs de soutènement d'époque romaine. Les numéros impairs de 1 à 7 occupent l'emplacement du logement des chanoines de l'ancienne abbaye Saint-Martin d'Ainay[2], un corps de logis à deux étages [4]. La rue Jarente est un peu plus ancienne, percée sur des terrains appartenant à l'abbaye cédés gratuitement à la ville[1] en 1782[7] et porte le nom du dernier abbé de celle-ci qui fait ce don[7]. L'hospice d'Adélaïde Perrin déménage dans la rue en 1852 ou 1853[8] et la première pierre du nouveau bâtiment est posé par le cardinal de Bonald[2]. C'est par délibération du conseil municipal du [1] que la rue prend le nom de la bienfaitrice Adélaïde-Perrin, ou à partir de 1855[2],[3]. L'hospice est devenu Association Adélaïde-Perrin, une association loi de 1901.
DescriptionSon flanc occidental ne porte aucun numéro pair, étant occupé au nord par le flanc oriental de l'Association Adélaïde-Perrin situé au numéro 6, rue Jarente, puis au sud par le chevet de la basilique Saint-Martin d'Ainay. Sur le soubassement de l'immeuble faisant l'angle avec la rue Bourgelat sur laquelle il porte le numéro 17 est apposée une plaque commémorant la présence à cet emplacement d'une académie d'équitation qui forma la jeunesse noble jusqu'à la Révolution. Le journaliste Paul Duvivier est né au numéro 3 de la rue le [9].
Voir aussiLien externeBibliographie
Notes et références
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