Albert Mbonerane (né le 14 novembre en 1953 sur la Colline Kamuna de la province Cankuzo, au Burundi)[1], est un homme politique burundais, notamment ministre de 2001 à 2005, et s'engage dans l'action écologique[2].
Biographie
Journaliste de formation, Albert Mbonerane milite dans sa jeunesse pour les droits de l'homme. Il est notamment président de la Ligue Iteka[3] pendant quelques mois en 1993[4].
Au cours de sa carrière politique, il est notamment nommé ambassadeur près le Saint-Siège[5] et en Allemagne. Exilé en Allemagne pendant la guerre civile, il revient au Burundi à la suite des accords d'Arusha. Pendant la phase de transition politique définie par ces accords, il est ministre de la communication et porte-parole sous Pierre Buyoya puis ministre de l'environnement sous Domitien Ndayizeye.
C'est durant ce second mandat ministériel qu'il prend conscience de l'importance de l'enjeu environnemental pour la population de son pays[6]. Depuis cette époque, il tente de convaincre ses compatriotes de l'importance des enjeux environnementaux qui doivent, selon lui, être pris en compte dans tous les domaines de l'action publique[7].
En tant que ministre de l'environnement, il s'engage notamment dans la protection du lac Tanganyika au bord duquel s'étend Bujumbura de sorte que le Burundi est, en , le premier pays à ratifier la convention sur la protection du lac.
Depuis 2005, il est président de l'association Action ceinture verte pour la protection de l’environnement (ACVE) qui
a permis la préservation et le réaménagement du jardin public de Bujumbura[8] ;
lutte contre l'érosion en promouvant des plantations spécifiques et des pratiques culturales durables[9] ;
↑Jean-François Pollet, « Albert Mbonerane, l’ex-ministre écolo », Imagine, no 96, , p. 38 (résumé)
↑« Il y a une année, le Code de l’eau et de l’environnement était promulgué : Le regard d’Albert Mbonerane, de l’ACVE », IWACU-BURUNDI, (lire en ligne) :
« Le Burundi sort de la guerre. Il y a une question de sécurité jugée prioritaire. Je voudrais leur demander d’intégrer les questions environnementales dans les réunions des conseils communaux. Car nous avons besoin d’avoir de l’eau potable, de respirer de l’air propre sans pollution. Les questions environnementales sont transversales. Dans n’importe quel domaine, l’aspect environnement doit apparaître. »
— Albert Mbonerane
↑Jean-François Pollet, « Albert Mbonerane, l’ex-ministre écolo », Imagine, no 96, , p. 38 (résumé).
↑Dans ce contexte, Albert Mbonerane dénonce par exemple le non-respect Réserve Naturelle de la Rusizi et l'abattage de faux palmiers « Urukoko » (espèce endémique du Burundi), cf « Les faux palmiers de la Rukoko dévorés par la canne à sucre », IWACU-BURUNDI, (lire en ligne).