Abbaye d'ÉlanAbbaye d'Élan
Vue d'ensemble des bâtiments subsistants.
Géolocalisation sur la carte : Ardennes
Géolocalisation sur la carte : Champagne-Ardenne
Géolocalisation sur la carte : France
L'abbaye d'Élan est un ancien monastère cistercien situé dans la commune d'Élan, dans les Ardennes, en France. Fondée en 1148 par Ithier, l'abbaye tombe en commende au XVIe siècle et la vie religieuse y périclite. Elle est fermée par la Révolution française en 1790 et partiellement détruite ensuite. En 1946, ses vestiges sont inscrits sur la liste complémentaire des monuments historiques. HistoriqueL'abbaye est fondée en 1148 ou 1154 dans le Rethelois par Ithier dit « le Dévot », comte de Rethel, qui fonda plusieurs abbayes sur les terres qui lui appartenaient. Ithier fait venir un abbé appelé Roger d'origine anglaise provenant de l’abbaye cistercienne de Loroy. Ce dernier, accompagné par douze moines donnera le nom d'Esland (terre de l'est) à la nouvelle abbaye qui se développe sur un vallon retiré, entourée d’une forêt de hêtres et arrosée par de nombreuses sources. On dit que saint Bernard visita cette abbaye de cisterciens[4],[5]. Les abbés commendataires du monastère se recrutaient essentiellement dans les grandes familles ardennaises. Ainsi, de 1655 à 1710, l'abbé de Mouzon et d’Élan est Claude de Joyeuse, second fils d'Antoine-François de Joyeuse, comte de Grandpré et gouverneur de Mouzon. L'abbaye fut équipée de canaux, de digues et d'un système hydraulique (utilisé jusqu'à la fin du XIXe siècle) permettant de faire tourner les moulins à grains et d'actionner les marteaux des forges. Après une longue période de prospérité, le domaine fut dispersé après la Révolution française et détruit partiellement au début du XIXe siècle. Philippe de Bourgogne mort à Azincourt en 1415, fut enterré dans l'église de l'abbaye[6]. Centres d'intérêt
Un peu à l'écart, au milieu de la forêt de hêtres, une promenade à pied à partir du logis abbatial conduit au vallon de la chapelle Saint Roger avec ses bassins. Cette chapelle a été construite au XVIIIe siècle, à côté d'une source réputée miraculeuse[7]. Saint Roger vint y mourir, en 1160. Notes et références
Voir aussiAutres sources
Articles connexes
Liens externes
|